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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/179

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Servadac. Il est bien évident que ce document se rapporte au nouvel ordre cosmographique dont nous subissons les conséquences ! L’étui dans lequel il est renfermé a appartenu à quelque observateur, naviguant à bord d’un navire…

— Non, capitaine, répondit le lieutenant Procope, car cet observateur eût certainement mis le document dans une bouteille, où il aurait été plus à l’abri de l’humidité que dans un étui de cuir. Je croirais plutôt que quelque savant, demeuré seul sur un point épargné du littoral, et voulant faire connaître le résultat de ses observations, a utilisé cet étui, moins précieux pour lui, peut-être, que ne l’était une bouteille.

— Peu importe, après tout ! dit le comte Timascheff. En ce moment, il est plus utile d’expliquer ce que signifie ce singulier document que de chercher à deviner quel en est l’auteur. Procédons donc par ordre. Et, d’abord, qu’est-ce que cette Gallia ?

— Je ne connais aucune planète, grande ou petite, qui porte ce nom, répondit le capitaine Servadac.

— Capitaine, dit alors le lieutenant Procope, avant d’aller plus loin, permettez-moi de vous faire une question.

— Faites, lieutenant.

— N’êtes-vous pas d’avis que ce document semble justifier cette dernière hypothèse, d’après laquelle un fragment du globe terrestre aurait été projeté dans l’espace ?