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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/168

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Là-dessus, malgré toute sa réserve, le comte Timascheff de se fâcher, et, après un échange de paroles hautaines avec les deux officiers, il donna ordre à son équipage de se rembarquer immédiatement.

« Nous nous reverrons, messieurs, dit le capitaine Servadac aux deux Anglais.

— Quand il vous plaira ! » répondit le major Oliphant.

En vérité, devant ce nouveau phénomène, qui plaçait Gibraltar là où, géographiquement, aurait dû se trouver Corfou, le comte Timascheff et le capitaine Servadac ne devaient plus avoir qu’une pensée : regagner, l’un la Russie, l’autre la France.

C’est pourquoi la Dobryna appareilla immédiatement, et, deux heures après, on ne voyait plus rien de ce qui restait de Gibraltar.