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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/154

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Les deux officiers et les soldats écoutèrent en prêtant l’oreille avec une extrême attention.

Trois autres détonations successives se firent encore entendre dans La même direction.

« Un navire ! dit le brigadier. Et si c’est un navire, ce ne peut être qu’un navire anglais ! »

Une demi-heure plus tard, les deux mâts d’un bâtiment apparaissaient au-dessus de l’horizon.

« L’Angleterre vient à nous ! dit le brigadier Murphy du ton d’un homme auquel les événements ont donné raison.

— Elle a reconnu le bruit de notre canon, répondit le major Oliphant.

— Pourvu que notre boulet n’ait pas atteint ce navire ! » murmura à part lui le caporal Pim.

Une demi-heure plus tard, la coque du bâtiment aperçu était parfaitement visible à l’horizon. Une longue traînée de fumée noire, s’étendant sur le ciel, indiquait que c’était un steamer. Bientôt, on put reconnaître une goëlette à vapeur, qui, tout dessus, s’approchait de l’îlot avec l’évidente intention d’y atterrir. Un pavillon flottait à sa corne, mais il était encore malaisé d’en distinguer la nationalité.

Murphy et Oliphant, la lunette aux yeux, ne perdaient pas la goëlette de vue et avaient hâte de saluer ses couleurs.

Mais, soudain, le deux lunettes s’abaissèrent, comme par un mouvement automatique et simultané des deux