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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/150

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— Si Sa Majesté ne s’est pas encore mise en communication avec nous, c’est qu’elle n’a pas jugé convenable de le faire.

— En effet.

— Un verre de porto, major Oliphant ?

— Volontiers, brigadier Murphy. »

Ce vin, qui semble spécialement réservé à la consommation anglaise, alla se perdre dans cette embouchure britannique que les cokneys appellent « le piège aux pommes de terre », mais que l’on pourrait tout aussi justement nommer « la perte du porto », par analogie avec la « perte du Rhône ».

« Et maintenant, dit le brigadier, procédons réglementairement au salut d’usage.

— Réglementairement, » répondit le major.

Le caporal Pim fut mandé et parut, les lèvres encore humides du brandy matinal.

« Caporal Pim, lui dit le brigadier, c’est aujourd’hui le 18 février, si nous comptons, comme tout bon Anglais doit le faire, suivant l’ancienne méthode du calendrier britannique.

— Oui, Votre Honneur, répondit le caporal.

— C’est donc l’anniversaire royal. »

Le caporal fit le salut militaire.

« Caporal Pim, reprit le brigadier, les vingt et un coups de canon suivant l’ordonnance.

— À vos ordres, Votre Honneur.

— Ah ! caporal, ajouta le brigadier, veillez autant