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Page:Verne - Hector Servadac, Tome 1.pdf/149

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habité ? Le caporal n’en put rien savoir. En tout cas, les deux officiers, partis seuls, étaient revenus seuls. Toutefois, malgré leur réserve, le caporal Pim crut comprendre qu’ils étaient satisfaits. Un gros pli fut même préparé par le major Oliphant, signé par le brigadier Murphy, puis scellé du sceau du 33e régiment, de manière à pouvoir être immédiatement remis au premier navire qui paraîtrait en vue de l’île. Ce pli portait en suscription :


À l’amiral Fairfax,
Premier lord de l’Amirauté.
Royaume-Uni.


Mais aucun bâtiment ne s’était montré, et le 18 février arriva sans que les communications eussent été rétablies entre l’îlot et l’administration métropolitaine.

Ce jour là, le brigadier Murphy, en se réveillant, avait adressé la parole au major Oliphant.

« C’est aujourd’hui, lui dit-il, un jour de fête pour tout cœur véritablement anglais.

— Un grand jour de fête, répondit le major.

— Je ne pense pas, reprit le brigadier, que les circonstances particulières dans lesquelles nous sommes doivent empêcher deux officiers et dix soldats du Royaume-Uni de fêler un anniversaire royal.

— Je ne le pense pas, répondit le major Oliphant.