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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/96

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— Est-ce loin ?… demanda Harry Markel.

— Cinq ou six cents pas.

— Mais je n’aperçois ni John Carpenter, ni Ranyah Cogh…

— Peut-être n’ont-ils pu sortir par le bas de la rue pour gagner le quai ?…

— Ils ont eu à faire un détour… ils vont nous retarder…

— À moins, répondit Corty, qu’ils ne soient déjà à l’appontement…

— Allons », dit Harry Markel.

Et tous deux reprirent leur marche, en ayant soin d’éviter les rares passants qui se dirigeaient vers le quartier toujours empli des rumeurs de la foule aux abords de Blue-Fox.

Une minute après, Harry Markel et son compagnon s’arrêtaient sur le quai.

Les six autres étaient là, étendus dans l’embarcation, qu’ils avaient tenue toujours à flot, même au plus bas de la marée. Aussi pouvait-on facilement y prendre place.

« Vous n’avez vu ni John Carpenter, ni Ranyah Cogh ?… demanda Corty.

— Non, répondit un des matelots, qui se leva en halant sur l’amarre.

— Ils ne peuvent être loin, dit Harry Markel. Restons ici et attendons. »