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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/313

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L’île Saint-Barthélemy, — la seule que possède la Suède dans les Indes occidentales, — occupe l’extrémité du banc que forme l’île anglaise d’Anguilla et l’île franco-hollandaise de Saint-Martin. Ainsi qu’on l’a remarqué, il suffirait d’un soulèvement de quatre-vingts pieds environ pour que les trois îles n’en fissent qu’une seule dont la longueur totale serait de soixante-quinze kilomètres. Or, avec ces fonds sous-marins de nature plutonienne, il ne serait pas surprenant que ce soulèvement se produisit dans l’avenir.

Et, à ce propos même, Roger Hinsdale fit observer que cet exhaussement pourrait s’étendre à l’ensemble des Antilles, aussi bien les îles du Vent que les îles sous le Vent. Voit-on, à une époque, très reculée sans doute, ces îles réunies les unes aux autres, et formant une sorte de vaste continent à l’entrée du golfe du Mexique, et, qui sait ! se rattachant aux terres américaines ?… En quelles conditions se trouverait-il, alors que l’Angleterre, la France, la Hollande, le Danemark prétendraient y maintenir leur pavillon national ?…

Très probablement, le principe de la doctrine de Monroe interviendrait pour mettre les puissances d’accord, en tranchant la ques-