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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/312

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croiseurs de l’État. Louis Clodion et Tony Renault eussent été heureux de le saluer au passage et de recevoir son salut. Mais, comme la plus courte distance qui sépara les deux bâtiments, grâce à la manœuvre d’Harry Markel, ne fut pas inférieure à un bon mille, il n’y eut pas lieu de hisser le pavillon.

En ce qui concerne ce croiseur, qui marchait à toute vitesse cap au nord-ouest, il semblait être à destination de l’une des Antilles. Il était possible, d’ailleurs, qu’il se rendit à l’un des ports méridionaux des États-Unis, Key West, par exemple, à l’extrémité de la Floride, et qui est un point de relâche pour les bâtiments de toute nationalité.

Du reste, le croiseur eut bientôt laissé l’Alert en arrière, et, avant le coucher du soleil, ses dernières fumées avaient disparu à l’horizon.

« Bon voyage, dit John Carpenter, et au plaisir de ne jamais se revoir !… Je n’aime pas à naviguer de conserve avec des navires de guerre…

— Pas plus qu’à me trouver au milieu d’une escouade de constables !… ajouta Corty. Ces gens-là ont l’air de vous demander d’où vous venez, où vous allez, et il ne convient pas toujours de le dire ! »