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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/305

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nation de Bristol, et il n’y avait aucune chance de le rencontrer pendant la campagne à travers les Antilles.

Et, lorsque Harry Markel eut mis John Carpenter et Corty au courant, ceux-ci ne purent cacher leur impression :

« Nous l’avons échappé belle !… répétait le maître d’équipage.

— N’en parlez pas aux autres, ajouta Harry Markel. Inutile de les effrayer, et qu’ils soient plus prudents que jamais…

— Ce qu’il me tarde d’en avoir fini avec ces maudites Antilles ! déclara Corty. Il me semble voir pendre une corde à toutes les branches d’arbres ! »

Il avait raison, ce Corty, et, si le brick Fire-Fly eût été dans le port de Marigot le jour où arrivait l’Alert, c’en était fait d’Harry Markel et de ses compagnons.

Le banquet, aussi bien servi qu’il avait été joyeusement accepté, eut lieu le soir. Des toasts n’en furent pas moins portés en l’honneur du capitaine Paxton. On parla de la première partie du voyage, accomplie dans des conditions favorables. On exprima le vœu que la seconde n’aurait rien à envier à la première. Les jeunes Antilians emporteraient de leur visite aux Indes occidentales