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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/301

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Harry Markel, et pour cause, eût préféré ne point multiplier les points de relâche. Mais, cette fois, il n’aurait eu aucune bonne raison à refuser de conduire ses passagers sur un autre point de l’île. En partant le soir, l’Alert serait le lendemain à Marigot, d’où, après quarante-huit heures, il partirait pour Saint-Barthélemy.

Ainsi fut-il fait. Le 5, à neuf heures du soir, le trois-mâts mit dehors sous la direction d’un pilote de Philsburg. La nuit était claire, la lune presque pleine, la mer belle, couverte par les hauteurs de l’île dont on peut longer le littoral à moins d’un quart de mille. La brise favorable permettait de naviguer grand largue.

Les passagers restèrent sur le pont jusqu’à minuit sous le charme de cette traversée nocturne ; puis ils regagnèrent leurs cabines et ne se réveillèrent qu’au moment où l’Alert prenait son mouillage.

Marigot est une ville plus commerçante que Philsburg. Elle s’élève sur le bord d’un bayon qui établit la communication entre la baie et l’étang de Simpson. Cet ensemble constitue un port très sûr, bien défendu contre la houle du large. Là fréquentent en grand nombre les navires de long cours ou