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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/300

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Il semblait que, la visite d’Albertus Leuwen accomplie, l’Alert n’aurait plus eu qu’à remettre à la voile. Mais, en leur qualité de Français, Louis Clodion et Tony Renault désiraient vivement faire acte de présence sur la partie française de l’île située dans la zone septentrionale, et qui occupe à peu près les deux tiers de sa surface totale.

Marigot en est la capitale, — un nom qui n’a rien de hollandais, on le voit. Aussi comprendra-t-on que Louis Clodion et Tony Renault eussent grande envie de passer une journée au moins à Marigot.

Le mentor fut pressenti à cet égard, et cette excursion ne modifierait en rien l’itinéraire.

Que l’on ne s’étonne pas si le digne homme estima la réponse toute naturelle.

« Puisque Albertus a foulé ici le sol de la Hollande, dit-il, pourquoi Louis et Tony, Arcades ambo, n’y fouleraient-ils pas le sol de la France ? »

En conséquence, M. Horatio Patterson alla trouver Harry Markel et lui fit connaître la proposition, qu’il appuya de sa haute autorité :

« Quel est votre avis, capitaine Paxton ?… » demanda-t-il.