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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/282

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avait de grave. À la condition de se tenir, ils ne la compromettraient point. Pour cela, il fallait se résoudre à éviter tout contact avec la population de l’île, avec ces marins de diverses nationalités, qui hantent les cabarets du port, ne pas s’exposer enfin à ce que l’un des pirates de l’Halifax pût être reconnu de ces aventuriers qui ont couru toutes les mers. Donc, ordre formel d’Harry Markel que personne ne descendrait à terre, d’une part, et, de l’autre, qu’on ne laisserait aucun étranger venir à bord.

La maison de négoce de M. Christian Harboe était située sur le quai. C’est en ce quartier commerçant que se traitent des affaires considérables, puisque, rien qu’à l’importation, leur chiffre s’élève à cinq millions six cent mille francs, pour une population de douze millions d’âmes.

Dans cette île, les jeunes passagers n’eussent pas été embarrassés « de prendre langue » puisqu’on y parle l’espagnol, le danois, le hollandais, l’anglais, le français, et ils pourraient encore se croire dans les classes d’Antilian School, sous la direction de M. Ardagh.

L’habitation familiale de M. Christian Harboe était située en dehors de la ville, à un