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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/280

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Markel. J’ai quelques réparations à exécuter, et je ne puis perdre même une heure. D’ailleurs, je préfère ne quitter mon bord que le moins possible. »

M. Christian Harboe parut surpris du ton froid de cette réponse. Assurément, parmi les gens de mer, et, très souvent, chez les capitaines de la marine marchande anglaise, se rencontrent des natures rudes, des hommes peu éduqués, dont les manières ne se sont point affinées dans l’exercice de leur profession au contact de matelots grossiers. Nul doute que son impression n’eût point été favorable au premier abord, lorsqu’il fit la connaissance de Harry Markel et de son équipage. Après tout, l’Alert avait été bien commandé pendant le voyage, la traversée heureuse, et c’était le principal.

Une demi-heure après, les passagers débarquèrent sur le quai de Charlotte-Amalia, et se dirigèrent vers la maison de M. Christian Harboe.

Dès qu’ils furent partis :

« Eh bien, Harry, il me semble que tout s’arrange à merveille jusqu’ici ?… observa John Carpenter.

— Comme tu dis… répliqua Harry Markel.