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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/267

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à l’échelle et embarquèrent dans leur canot. Mais, avant de démarrer :

« Je pense, capitaine Paxton, dit le lieutenant, que l’Alert sera demain à Saint-Thomas, puisqu’il n’en est plus qu’à une cinquantaine de milles ?…

— Je le pense aussi…. répondit Harry Markel.

— Alors nous vous annoncerons par dépêche, dès notre arrivée à la Barbade…

— En vous remerciant, monsieur, et en vous priant de présenter mes devoirs au commandant de l’Essex. »

Le canot poussa du bord, et, en moins d’une minute, il eut franchi la distance qui le séparait de l’aviso.

Harry Markel et les passagers saluèrent alors le commandant qui se tenait sur la passerelle et ce salut leur fut rendu.

L’embarcation hissée, des sifflets aigus retentirent, et l’Essex se remit en marche à toute vapeur, cap au sud-ouest. Une heure après, on ne voyait plus que son panache de fumée à l’horizon.

Quant à l’Alert, ses vergues brassées, ses voiles orientées sous l’allure du grand largue, tribord amures, il prit direction sur Saint-Thomas.