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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/229

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sans doute, s’il avait eu la force d’émettre une citation latine.

Il lui revint alors à la mémoire que Mrs Patterson lui avait préparé un sac contenant des noyaux de cerises. Toujours à s’en rapporter à la formule de Vergall, il suffisait de garder dans sa bouche un de ces noyaux hygiéniques pour empêcher le mal de mer ou de se produire ou de se continuer. Or, comme il en avait au moins une centaine, le mentor pourrait remplacer ledit noyau s’il venait à l’avaler.

M. Patterson pria donc Louis Clodion d’ouvrir le sac aux noyaux de cerise et d’en extraire un, qu’il plaça entre ses lèvres. Hélas ! presque aussitôt, dans un violent hoquet, le noyau s’échappa comme la balle d’une sarbacane.

Que faire, décidément ?… N’y avait-il plus de prescriptions à suivre ?… Avait-on épuisé toute la série des moyens prohibitifs ou curatifs ?… Est-ce qu’il n’était pas recommandé de manger un peu ?… Oui, comme aussi de ne pas manger du tout…

Les jeunes garçons ne savaient plus comment traiter M. Patterson arrivé au dernier degré de prostration. Et, pourtant, ils restaient près de lui le plus possible, ils évi-