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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/225

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— Alors… tout va bien ?…

— Tout va bien. »

Peut-être M. Patterson pensa-t-il en son for intérieur que tout n’allait pas aussi bien que la veille. Peut-être ferait-il mieux de se donner quelque mouvement. Donc, après s’être remis sur pied, et s’appuyant de la main droite contre la lisse, il marcha de la dunette au grand mât. C’était une recommandation, parmi tant d’autres, de la formule Vergall, dont un passager doit tenir compte au début d’une traversée. En se maintenant dans la partie centrale du navire, il espérait supporter sans trop d’inconvénient ces mouvements de tangage, plus désagréables que les mouvements de roulis, ceux-ci presque nuls, puisque l’Alert présentait une bande assez prononcée sur bâbord.

Tandis que M. Patterson déambulait ainsi d’un pas incertain, il se croisa à plusieurs reprises avec Corty, qui crut devoir lui dire :

« Voulez-vous me permettre de vous octroyer un conseil ?…

— Octroyez, mon ami.

— Eh bien… c’est de ne pas regarder au large… Cela trouble moins…

— Cependant, répondit M. Patterson, en se retenant à un taquet de tournage, j’ai lu