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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/186

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ment fouillé le port et la ville, ils s’étaient mis en quête le long du littoral, et il sembla qu’ils examinaient l’Alert avec une obstination particulière.

Mais, qu’ils eussent cette pensée que la bande d’Harry Markel se fût réfugiée à bord du trois-mâts, après s’en être emparée la veille dans l’anse Farmar, cela paraissait fort improbable. Tant de navires étaient réunis devant Roberts-Cove, qu’ils auraient été dans l’impossibilité de les visiter tous. Il est vrai, il ne se fût agi que des bâtiments sortis la nuit de la baie de Cork et les constables ne devaient pas ignorer que l’Alert était un de ceux-là.

La question se posait donc de savoir s’ils allaient redescendre sur la grève, réquisitionner une embarcation de pêcheurs et se faire conduire à bord.

Harry Markel et ses compagnons attendaient en proie à une anxiété facile à comprendre.

D’autre part, l’attention des passagers avait été attirée par la présence de cette escouade, qu’ils reconnurent à son uniforme. Assurément, ce n’était pas là une simple promenade sur la crête de la falaise. Ces policemen opéraient quelque recherche aux environs de