Ouvrir le menu principal

Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/181

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— À pleine mer, il est possible que le vent s’élève, dit Magnus Anders.

— Aussi serons-nous prêts à en profiter, car l’Alert ne sera mouillé que sur une ancre, répondit Harry Markel.

— Dans ce cas, vous nous préviendrez, capitaine, pour vous donner la main à l’appareillage ?… demanda Tony Renault.

— Je vous le promets.

— Oui !… vous serez réveillés à temps ! » murmura ironiquement John Carpenter.

Les dispositions pour le mouillage furent prises à un quart de mille de la côte, qui se recourbait par une pointe projetée à l’ouest.

L’ancre de bâbord envoyée par le fond et sa chaîne raidie, l’Alert présenta l’amure au littoral.

Cette opération achevée, les passagers regagnèrent leurs cabines, où chacun d’eux ne tarda pas à s’endormir d’un tranquille sommeil.

À présent, qu’allait faire Harry Markel ?… se rendrait-il aux désirs de son équipage ?… Le massacre s’accomplirait-il cette nuit même ?… La prudence ne lui commandait-elle pas d’attendre des circonstances plus favorables ?…

Évidemment, puisque l’Alert, au lieu d’être