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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/177

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pliqué une telle irritation par les contrariétés du temps. Si ce retard était désobligeant, c’était surtout pour M. Patterson et ses jeunes compagnons, non pour des matelots indifférents à ces habituels désagréments de la mer.

Harry Markel et John Carpenter causaient, en arpentant le pont du navire, et, finalement, John Carpenter dit :

« Voyons, Harry, la nuit va venir, et ce que nous avons fait dans l’anse Farmar, en nous débarrassant des gens de l’Alert, est-il donc impossible de le faire à un ou deux milles de la côte ?… Il me semble que c’était encore plus risqué dans la baie de Cork…

— Tu oublies, John, répondit Harry Markel, que nous ne pouvions agir autrement, puisqu’il fallait à tout prix s’emparer du navire.

— Eh bien, Harry, lorsque les passagers seront endormis dans leurs cabines, qui nous empêchera d’en finir avec eux ?…

— Qui nous en empêcherait, John ?…

— Oui, reprit John Carpenter. Ils sont embarqués, maintenant… L’Alert est hors de la baie… Je n’imagine pas que personne leur rende visite jusqu’ici…

— Personne ?… répliqua Harry Markel.