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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/169

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ner sur le pont, monter aux hunes ou aux barres, est-ce que cela ne suffirait pas à remplir l’après-midi, sans s’être ennuyé un instant ?…

Et puis, bien que la baie de Cork fût au calme, elle ne présentait pas moins une certaine animation. Le mouvement du port de Queenstown n’était pas interrompu parce que la brise persistait à ne point se lever. Aussi les lorgnettes des jeunes pensionnaires et la longue-vue considérable — deux pieds quatre pouces — de M. Horatio Patterson fonctionnaient-elles sans cesse. Il ne fallait rien perdre du va-et-vient des embarcations en train de pêcher dans la baie, des chaloupes à vapeur qui faisaient le service du littoral, des tugs qui donnaient la remorque aux voiliers, pressés de mettre dehors, des transatlantiques et autres qui entraient ou sortaient, et le nombre en est grand chaque jour dans cette baie de Cork.

D’ailleurs, après le dîner de cinq heures, qui valut le déjeuner, et à propos duquel le mentor fit à Ranyah Cogh des compliments très mérités, lorsque les passagers remontèrent sur la dunette, Harry Markel leur annonça que la brise de terre commençait à