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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/160

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regardés par eux avec une extrême attention, et, sans doute, à ces futurs marins, la main leur démangeait-elle de prendre la barre, de mettre le cap au nord-nord-est quart d’est ou au sud-sud-ouest demi-quart de sud. Redescendus sur le pont, les jeunes garçons le parcoururent, examinant les deux canots suspendus aux porte-pistolets, et la yole hissée à l’arrière. En avant du mât de misaine était la cuisine, dans laquelle chauffait déjà le déjeuner sous la direction de Ranyah Cogh, lequel fut complimenté par M. Horatio Patterson pour la beauté de son type africain. Enfin, le poste de l’équipage, dont les hommes n’inspirèrent aucune défiance, le gaillard d’avant, le cabestan, l’une des ancres traversée au bossoir de tribord, celle de bâbord étant mouillée, tout cela arrêta l’attention de cette curieuse jeunesse.

Il restait maintenant à explorer la cale, pour terminer la visite du navire.

Qu’on ne soit point surpris si M. Patterson ne se hasarda pas à suivre ses pensionnaires dans ces sombres profondeurs du bâtiment. En effet, pas d’escalier, simplement des entailles creusées le long des épontilles, et dans lesquelles il fallait introduire le pied. Il ne s’y aventura point, pas