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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/157

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ces jeunes garçons, on ne saurait s’en étonner. N’était-ce pas la demeure, la ville flottante qui leur avait été choisie pour une saison de trois mois ?… N’était-ce pas comme une partie d’Antilian School, détachée du Royaume-Uni, qu’ils allaient habiter durant ce voyage ?…

Ce fut, en premier lieu, le carré, à l’intérieur de la dunette, où devaient être pris les repas en commun, la table de roulis au milieu, les bancs avec leurs dossiers mobiles, les lampes et leurs suspensions à la cardan, les divers ustensiles accrochés à la partie du mât d’artimon qui traversait la table, la claire-voie grillagée que pénétrait largement la lumière du dehors, l’office, dans lequel assiettes, carafes, verres et autres objets étaient assujettis contre le roulis et le tangage.

Puis, en abord, de chaque côté, s’ouvraient les cabines des passagers, pourvues de leurs cadres, de leur toilette, de leur petite armoire, éclairées par un hublot à verre lenticulaire percé dans les parois de la dunette. C’était en ces cabines que seraient groupés les boursiers par nationalité : — à bâbord, Hubert Perkins et John Howard dans la première, Roger Hinsdale seul dans la seconde, Louis Clodion et Tony Renault dans la troisième,