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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/143

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coups de hache défoncèrent ce canot qui coula par le fond.

Aussitôt Corty se rendit à l’avant, prêt à jeter une amarre, dès que l’embarcation accosterait.

« Allons, dit John Carpenter à Harry Markel, il y a là un danger à courir…

— Nous en avons couru… nous en courrons bien d’autres, John !

— Et nous nous en sommes toujours tirés, Harry !… Après tout, on n’est pas pendu deux fois… Il est vrai, c’est déjà trop d’une ! »

Cependant l’embarcation approchait, en se tenant à petite distance du littoral, de manière à donner en dedans de la pointe qui couvre l’anse Farmar. Elle n’était plus qu’à une centaine de toises. On apercevait distinctement ses passagers.

La question serait donc décidée dans quelques instants. Si les choses marchaient comme le désirait, comme l’espérait Harry Markel, si la disparition du capitaine Paxton n’était point constatée, il agirait d’après les circonstances. Après avoir accueilli les boursiers de Mrs Kethlen Seymour comme ils devaient l’être, comme l’eût fait le capitaine de l’Alert, il procéderait à leur installation, et sans qu’ils eussent la pensée de quitter le bord.