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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/135

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baie, et il évoluait à l’ouvert de l’anse Farmar, lorsqu’il appuya sur tribord, comme s’il avait cherché un mouillage non loin de l’Alert. Ce steamer avait-il l’intention de jeter l’ancre en cet endroit, au lieu de se rendre aux appontements de Queenstown, et était-il seulement en relâche pour quelques heures ou quelques jours ?… Assurément, des embarcations du port ne tarderaient pas à l’accoster, et ce va-et-vient aurait pu avoir de fâcheuses conséquences pour Harry Markel et ses compagnons.

Le bâtiment en question, le pavillon britannique se déployant à sa corne, était un de ces grands cargo-boats qui, après avoir porté du charbon aux colonies anglaises, reviennent chargés de blé ou de nickel.

Cependant, après avoir dépassé la pointe de l’anse, il ne marchait plus qu’à petite vitesse. Harry Markel se demanda s’il n’allait pas stopper, ou s’il manœuvrait pour embouquer l’anse Farmar.

Le Concordia — on put bientôt distinguer son nom — ne cherchait évidemment pas à gagner en ligne droite le port de Queenstown. Au contraire, il se rapprocha de l’Alert, et stoppa lorsqu’il n’en fut plus qu’à une demi-encablure. Seulement rien n’indiquait