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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/134

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fond de l’anse Farmar, de se jeter à travers la campagne ?…

John Carpenter, Corty et les autres étaient, à ce moment, réunis autour d’Harry Markel, n’attendant qu’un ordre pour embarquer des provisions dans le canot. En quelques coups d’aviron, ils eussent atteint une grève sablonneuse au fond de l’anse.

Mais, à la question posée par le maître d’équipage :

« Nous sommes à bord, restons-y !… » se contenta de répondre Harry Markel.

Ses hommes, ayant confiance en lui, n’en demandèrent pas davantage. Sans doute, Harry Markel avait ses raisons pour parler ainsi.

Entre temps, la baie prenait une certaine animation. À défaut de voiliers, plusieurs steamers se préparaient à lever l’ancre. Cinq ou six chaloupes à vapeur allaient de l’un à l’autre, rentraient au port ou en sortaient, laissant derrière elles un long sillage d’écume. Aucune d’ailleurs ne se dirigeait vers l’anse Farmar. Donc, rien à craindre pour l’Alert.

Vers huit heures, il est vrai, il y eut lieu d’être sur ses gardes.

Un steamer venait de pénétrer dans la