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Page:Verne - Bourses de voyage, Hetzel, 1904, tome 1.djvu/109

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se glissèrent vers le gaillard d’avant. Le matelot était assis là, appuyé contre le cabestan, presque endormi déjà. Ce fut John Carpenter qui, arrivé le premier près de lui, le frappa d’un coup en pleine poitrine.

Le malheureux ne poussa pas un cri, et, le cœur atteint, tomba sur le pont, où, après quelques convulsions, il rendit le dernier soupir.

Quant à Harry Markel et aux deux autres, Corty et Ranyah Cogh, ils avaient gagné la dunette, et Corty dit à voix basse :

« Au capitaine, maintenant. »

La cabine du capitaine Paxton occupait sous la dunette l’angle de bâbord. On y pénétrait par une porte qui s’ouvrait à l’angle du carré.

Une fenêtre donnant sur le pont l’éclairait, et, par cette fenêtre, munie d’un rideau, filtrait la lueur de la lampe, suspendue à son double cercle.

À cette heure, le capitaine Paxton n’était pas encore couché. Il rangeait les papiers de bord en prévision du départ dès la marée du matin, après l’arrivée de ses passagers.

Soudain, la porte de sa cabine s’ouvrit brusquement, et, avant qu’il eût le temps de se reconnaître, il râlait sous le coutelas d’Harry Markel, criant :

« À moi !… à moi !… »