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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/335

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comme ça

II


Mais le foyer mourant dardais sous le dais pourpre sombre des rideaux une lueur toute drôle, et comme presque diabolique. Par un caprice, Marie s’était comme qui dirait agenouillée, les bras autour du cou de X. qui la voyait donc bien en face. La mignotte plutôt encore que mignarde physionomie de la fille lui apparaissait dans une sorte de nimbe sourdement fulgurant, sur lequel rayonnait une chevelure en or fauve à la lettre, fauve à reflets roses, à reflets on eût cru violets, puis très clairs à sembler blancs, puis mats comme le plus beau cuivre — et frappée de l’espèce, maintenant, de phosphorescence envoyée par la cheminée, enveloppée d’elle, et, merveille ! éparse en crinière d’archange avec des bouts en pointes de feu, car Marie tenait ses cheveux à moitié longs, approchant de la trentaine et sans doute redoutant un éclaircissement précoce de son trésor à qui rien ne manquait que d’être monnayé, suivant son mot d’enfant. En même temps, la cordelette dénouée de sa chemise donnait libre jeu à cette dernière, et des épaules rondes, des seins fermes