Ouvrir le menu principal

Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/307

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.
297
souvenirs

que toutes ses jeunes filles. Esmeralda peut-être et la sordide maia vivante Eponine exceptées, — cette Cosette presque aussi insupportable que son pion de Marius, cette à bon droit protestante Deruchette toute d’ennui, cette prodigieusement stupide Déa l’aveugle, hélas ! point muette, et la jeune première de Torquemada !

Donc, à mon sens, ce dernier, ou avant-dernier, ou, peut-être, qui sait ? cet antépénultième livre posthume d’Hugo, n’ajoutera, comme on dit, rien à sa gloire et sans doute j’en viens d’assez parler. Je ne profiterai pas moins, vu mon ancien enthousiasme point tout entier évanoui, de l’occasion offerte, pour, en quelque manière, revoir l’ensemble de l’œuvre, reviser de vieux jugements intimes, enfin m’assurer moi-même, par une sorte de confession, de profession de foi publique équitable contre, d’une part, d’immédiates boutades irréfléchies, naguère lâchées, d’autre part, contre de possibles séniles retours.

La première fois que ce nom si longtemps prestigieux, Hugo ! retentit à mes oreilles, elles étaient tendres et petites, mes oreilles, des oreilles comme de souris, dressées naïves aux côtés de mon innocente tête, presque toute instinct candide et volonté dans les limbes. Savais-je même lire ? Avais-je sept ans ? lors de mes premières