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Page:Verlaine - Œuvres posthumes, Messein, I.djvu/241

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souvenirs

Vieillards. Le reste, ne se composant guère, sauf deux exceptions, l’on retrouvera l’une et l’autre en son lieu, que de constructions plus ou moins commodes et solides, n’a aucune prétention architecturale, et il n’en sera pas plus parlé que ne l’ont pu désirer les honnêtes entrepreneurs à qui celles-ci sont dues.

L’hôtel de ville d’Arras est sans contredit le plus considérable et le plus splendide de tous ceux du Nord de la France, je pourrais ajouter de la France entière, en tant que relique du Moyen Age municipal ; car que sont les hôtels de ville de Paris, Lyon, Reims, sinon des fantaisies royales des temps de la royauté « hors de page » et absolue ? appartenant ceux-ci à la « Renaissance », les autres aux siècles subséquents, sans caractère primitif ni puissance quelconque d’impression historique.

L’hôtel de ville d’Arras a été l’objet de récentes restaurations et reconstructions plus ou moins heureuses. C’est ainsi qu’on a fait disparaître, pour la remplacer par une fenêtre centrale à balcon, détail assez élégant d’ailleurs, une ravissante « boy-window » ou bretèque, ainsi qu’un double escalier sis à droite de la façade principale et surmonté d’une fine coupole. Ce dernier vandalisme, commis en vue de l’éclairage et du confortable administratif, est double-