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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/82

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XIII


Ô ! l’absence ! le moins clément de tous les maux !
(La bonne Chanson.)


J’ai dit jadis que l’absence
Est le plus cruel des maux,
On s’y berce avec des mots,
C’est l’horreur de la puissance

Sans la consolation
Du moins de quoique caresse,
On meurt sans qu’il y paraisse
On est mort, dis-je, et si on

Feint de respirer encore,
C’est bien machinalement.
Ô ce découragement
À voir se lever l’aurore.