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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/267

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V


Mons.


 
Je revois, quasiment triomphal,
La ville où m’attendaient ces mois d’ombres
Mon malheur était lors sans rival,
Mes soupirs, qui put compter leur nombre ?
Je revois, quasiment triomphal,
Ces murs qu’on avait cru d’oubli sombre.

Le train passe, blanc panache en l’air,
Devant la rougeâtre architecture
Où je vécus deux fois en hiver
Et tout un été… sans aventure.
Le train passe, blanc panache en l’air,
Avec moi me carrant en voiture.

Sans aventure, ah ! oui, ces hivers
Et cet été ! D’aventure, aucune !
Moi qui les aime à titres divers,