Ouvrir le menu principal

Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/266

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


IV


La Haye.


Une vache accroupie, un taureau qui se dresse,
Des brebis toutes laine, un berger tout paresse,
Un paysage plat, comme inutile, au fond.
Le taureau, seul, vit, mais comme il vit ! Que lui font
Les bêtes et les gens ? N’a-t-il pas sa femelle ?
Il est fort triplement, et sa corne Jumelle
Corrobore un élan qu’il fait mortel s’il faut.
Or, sachant, les combats, le prix que cela vaut,
Des plus paisiblement il s’étire, il aspire
L’air pur où s’alimente et s’assure son ire.