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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, III.djvu/148

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XLVII

À E…


Ô toi chaude comme l’enfer,
Ô toi, froide comme l’hiver,
Douce et dure, on dirait du fer
Et de la mousse,

Dure et douce comme la mousse
Et le fer, si dure et si douce,
Va ! sois toi-même ! Un vent te pousse.
Veut de printemps

Et vent d’automne, et tant d’autans
Et de zéphirs sont palpitants,
Dans tes grands yeux mahométans
De catholique

Que j’en reste mélancolique
Et joyeux, et sans plus d’oblique
Madrigal, je t’aime !
Madrigal, je t’aime ! Ô réplique,
Diable angélique.