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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/97

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amour


Un remords de péché mortel
Serrait notre cœur solitaire…
Puis notre désespoir fut tel
Que nous oubliâmes la terre,
 
Et que pensant au seul Jésus
Né rien que pour ce jour même,
Notre foi prenant le dessus
Nous éclaira du jour suprême,
 
— Bonne tristesse qu’aima Dieu !
Brume dont se voilait la Grâce,
Crainte que l’éclat de son feu
Ne fatiguât notre âme lasse.
 
Délicates attentions
D’une Providence attendrie !…
Ô parfois encore soyons
Ainsi tristes, âme chérie !