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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/423

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VIII


Cuisses grosses mais fuselées,
Tendres et fermes par dessous,
Dessus d’un dur qui serait doux,
Musculeuses et potelées,

Cuisses si bonnes tant baisées
Devers leur naissance et par là,
Blanches plus que rose-thé, la
Meilleure part de mes pensées,

Genoux, petites têtes d’anges
Bouffis dans leur juste maigreur,
Mollets bondis qui font fureur
En des bas clairs craignant les fanges.

Pieds dressés pour te hausser jusque
A ma taille pour t’embrasser,
Moi, t’enlever et te placer
Sur le lit, pieds très beaux que busque