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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/121

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XXII


 
L’affreux Ivry dévorateur
À tes reliques dans sa terre
Sous de pâles fleurs sans odeur
Et des arbres nains sans mystère.
 
Je laisse les charniers flétris
Où gît la moitié de Paris.

Car, mon fils béni, tu reposes
Sur le territoire d’Ivry –
Commune, où, du moins, mieux encloses,
Les tombes dorment à l’abri

Du flot des multitudes bêtes.
Les dimanches, jeudis et fêtes.

Le cimetière est trivial
Dans la campagne révoltante,
Mais je sais le coin filial
Où ton corps a planté sa tente.