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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, II.djvu/111

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amour


Fallait le laisser pauvre et gai dans ton nid,
Ne pas te mêler à mes jeux orageux,
Et souffrir l’exil en proscrit courageux,
L’exil loin du fils né d’un amour bénit.

Il me reviendrait, le fils des justes noces,
À l’époque d’être au moment d’être un homme,
Quand il comprendrait, quand il sentirait comme
Son père endura de sottises féroces !
 
Cette adoption fut le fruit défendu ;
J’aurais dû passer dans l’odeur et le frais
De l’arbre et du fruit sans m’arrêter auprès.
Le ciel m’a puni… J’aurais dû, j’aurais dû !