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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/273

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C’est l’ivresse à mort,
C’est la noire orgie,
C’est l’amer effort
De ton énergie
Vers l’oubli dolent
De la voix intime,
C’est le seuil du crime,
C’est l’essor sanglant.
— Oh ! fuis la chimère :
Ta mère, ta mère !

Quelle est cette voix
Qui ment et qui flatte !
« Ah ! la tête plate,
Vipère des bois ! »
Pardon et mystère.
Laisse ça dormir,
Qui peut, sans frémir.
Juger sur la terre ?
« Ah ! pourtant, pourtant,
Ce monstre impudent ! »

La mer ! Puisse-t-elle
Laver ta rancœur,
La mer au grand cœur.
Ton aïeule, celle
Qui chante en berçant