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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/272

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La Meuse, la goutte
Qu’on boit sur la route
À chaque écriteau,
Les sèves qu’on hume,
Les pipes qu’on fume !

Un rêve de froid :
« Que c’est beau la neige
Et tout son cortège
Dans leur cadre étroit !
Oh ! tes blancs arcanes,
Nouvelle Archangel,
Mirage éternel
De mes caravanes !
Oh ! ton chaste ciel,
Nouvelle Archangel ? »

Cette ville sombre !
Tout est crainte ici…
Le ciel est transi
D’éclairer tant d’ombre.
Les pas que tu fais
Parmi ces bruyères
Lèvent des poussières
Au souffle mauvais…
Voyageur si triste,
Tu suis quelle piste ?