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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/246

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XXII


Pourquoi triste, ô mon âme,
Triste jusqu’à la mort,
Quand l’effort te réclame,
Quand le suprême effort
Est là qui te réclame ?

Ah ! tes mains que tu tords
Au lieu d’être à la tâche,
Tes lèvres que tu mords
Et leur silence lâche.
Et tes yeux qui sont morts !

N’as-tu pas l’espérance
De la fidélité,
Et, pour plus d’assurance
Dans la sécurité,
N’as-tu pas la souffrance ?