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Page:Verlaine - Œuvres complètes, Vanier, I.djvu/231

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Maintenant j’aime Dieu dont l’amour et la foudre
      M’ont fait une âme neuve,
Et maintenant que mon orgueil réduit en poudre,
      Humble, accepte l’épreuve,

J’admire ton destin, j’adore, tout en larmes
      Pour les pleurs de ta mère,
Dieu qui te fit mourir, beau prince, sous les armes,
      Comme un héros d’Homère.

Et je dis, réservant d’ailleurs mon vœu suprême
      Au lys de Louis Seize :
Napoléon qui fus digne du diadème,
      Gloire à ta mort française !

Et priez bien pour nous, pour cette France ancienne,
      Aujourd’hui vraiment « Sire »,
Dieu qui vous couronna, sur la terre païenne,
      Bon chrétien, du martyre !