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les soirs


À TÉNÈBRES


Un catafalque d’or surgit au fond des soirs,
Quand les astres, comme des lampes,
Brûlent, en étageant leurs rampes,
Vers les lointains d’argent marbrant des parvis noirs.

Quel mort en ce cercueil ? Le cœur des hommes d’ombre.
Non des banals victorieux
Dont l’audace brûle les yeux,
Mais le cœur des vaincus que la tristesse encombre.