Page:Verhaeren - Les Tendresses premières, 1904.djvu/28

Cette page a été validée par deux contributeurs.


Les Fruits


Du fond du vieux jardin,
Quand les grands arbres monotones
Tremblaient aux froids d’automne,
Les fruits incarnadins
— Couleur de sang et couleur d’ambre —
Entraient, solennels et replets,
Dans la grande chambre,
Où l’on n’entrait jamais.