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Page:Verhaeren - Les Rythmes souverains, 1910.djvu/95

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Quand Buonarotti dans la Sixtine entra,
Il demeura
Comme aux écoutes,
Puis son œil mesura la hauteur de la voûte
Et son pas le chemin de l’autel au portail.
Il observa le jour versé par les fenêtres
Et comment il faudrait et dompter et soumettre
Les chevaux clairs et effrenés de son travail.
Puis il partit jusques au soir vers la campagne.

Les lignes des vallons, les masses des montagnes
Peuplèrent son cerveau de leurs puissants contours.
Il surprenait dans les arbres noueux et lourds
Que le vent rudoyait et ployait avec force