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Page:Verhaeren - Les Aubes, 1898, éd2.djvu/141

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HÉRÉNIEN


Habille-le quand même, je lui dirai, en présence de la mort d’un
monde, de telles paroles, qu’il ne les oubliera jamais. Habille-le, que je l’emmène.


CLAIRE


Et moi ?


HÉRÉNIEN


Ton frère Haineau viendra te prendre.


CLAIRE


Pourquoi ne point nous en aller ensemble ?


HÉRÉNIEN


Habille l’enfant, te dis-je, et dépêche-toi.

Claire sort. Hérénien inspecte son bureau, met quelques liasses en poche, puis s’accoude à la fenêtre, d’où il harangua le peuple.



HÉRÉNIEN


Oh l’âpre vie éclatante et rebelle
Que j’ai vécue et soufferte, comme elle