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Page:Verhaeren - Les Aubes, 1898, éd2.djvu/126

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Scène deuxième


     Maison dévastée. La nuit, aux avant-postes. D’un côté, des buttes et des retranchements ; de l’autre, l’enceinte lointaine d’Oppidomagne, vaguement éclairée. Le Breux est assis sur un tas de pierres. Devant lui ont pris place un officier ennemi et des soldats. Des groupes silencieux arrivent.


LE BREUX


Dans Oppidomagne, régents, juges, notables, tous sont à la
merci du peuple. Ils ignorent l’imminence de leur défaite et croient gouverner encore. Mais ce que veut Hérénien se fera.


L’OFFICIER


Chez nous, on n’ose plus punir. Tous les liens qui nous unissaient à nos chefs et à nos rois sont rompus. Nous, les inférieurs et les humbles, nous sommes les maîtres. Dire