Page:Twain - Un pari de milliardaires, et autres nouvelles.djvu/142

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


— Enfin, Dieu merci, vous avez donc fait quelque chose ! Je tenais tant à ce que ce télégramme partit… Mais pourquoi regardez-vous comme cela ? Vos yeux cherchent à éviter les miens. Cette dépêche était la chose la plus importante que… Vous n’avez pas fait partir cette dépêche ?…

— Je n’ai pas dit que je ne l’avais pas fait partir.

— C’est inutile. Oh ! mon ami, je n’aurais pas voulu pour tout au monde que ce télégramme fût oublié. Pourquoi ne l’avez-vous pas expédié ?

— Oh ! vous savez, j’avais tant de choses à faire et à penser… Et puis, à la poste, ils sont si bizarres qu’après avoir écrit le télégramme je…

— C’est bon, n’y pensons plus, aucune explication ne pourrait réparer… Oh ! que doit-il penser de nous là-bas ?

— Ça ne fait rien, je vous assure. Il pensera que nous avions donné le télégramme aux gens de l’hôtel et qu’ils n’ont…

— Vraiment ! Mais pourquoi ne l’avez-vous pas donné à l’hôtel ? C’était la seule chose raisonnable à faire.

— Je sais bien, mais je croyais que ce serait plus sûr de faire cela moi-même, et j’ai été à la banque pour toucher de l’argent…