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l’ordre de porter sept de nos malles à l’hôtel et de les y empiler sous le hall. Il me semble bien cependant que j’oubliais quelque chose en donnant mes instructions, mais je me creusai en vain la tête.

Ensuite, je découvris la banque, et m’y présentai pour avoir de l’argent ; mais comme j’avais oublié, je ne sais où, ma lettre de crédit, il me fut impossible de rien toucher. Il me revint à l’esprit que j’avais dû laisser cette lettre sur la table où j’avais écrit mon télégramme ; je pris un fiacre, me fis conduire à la poste, montai l’escalier, et là on médit qu’une lettre de crédit avait été en effet oubliée sur la table, mais qu’elle avait été remise à la police et qu’il faudrait y aller et prouver qu’elle m’appartenait. — On me donna un garçon pour me conduire ; nous sortîmes tous deux et marchâmes une couple de milles pour arriver à la police ; là je me rappelai mes deux autres fiacres et demandai au garçon de me les renvoyer quand il rentrerait à la poste. — La nuit tombait et le commissaire était parti dîner. J’aurais bien été dîner moi-même, mais l’agent de service m’en dissuada, et j’attendis. Le commissaire reparut subitement à dix heures et demie, mais dit qu’il était trop tard pour rien faire, et me renvoya au lendemain matin, à neuf heures et demie. L’agent voulait me garder