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sions de Mr Wallace et celles de Mr Darwin. Mais quand on y réfléchit, des coïncidences de ce genre ne sont pas surprenantes dans l’histoire des découvertes scientifiques, Et il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elles se produisent de temps à autre ; il suffit de se rappeler en effet qu’une découverte notoire se rapporte toujours à une question dont l’étude absorbe les grands esprits du monde entier. C’est ce qui arriva au moment de la découverte du calcul différentiel et de la planète Neptune. Il en fut ainsi lors de la lecture des hiéroglyphes égyptiens et de la théorie ondulatoire de la lumière. Le même fait eut lieu jusqu’à un certain point, au moment de l’introduction de nouveaux principes de physique, de la découverte de l’équivalent mécanique, de la chaleur et de la corrélation des forces. De même, pour l’invention du télégraphe électrique et la découverte du spectre de l’analyse. Il n’y a donc rien d’extraordinaire à ce que le fait se soit reproduit pour la doctrine de l’origine des espèces par la sélection naturelle. »

On attribue ces « coïncidences » au fait que ces graves questions, par leur origine et leur nature, ont préoccupé à cette époque tous les grands esprits du monde entier. Je crois plutôt que dans chacune de ces découvertes un seul homme télégraphie