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culier pour le public. Il s’agissait d’un livre sur les mines d’argent du Névada.

Le « Great Bonanza » était la grande merveille actuelle, et tout le monde eu parlait. Il me semblait que nui ne serait plus autorisé à traiter ce sujet que Mr William H. Wright, journaliste de Virginia (Névada) sous la direction de qui j’avais écrit pendant de longs mois comme reporter, il y a dix ou douze ans. Était-il mort ou vivant ? Je l’ignorais, mais à tout hasard je lui écrirais. Je commençai par lui suggérer timidement l’idée d’écrire un livre, puis je m’enhardis, et me hasardai à lui indiquer ce qui, à mon avis, devrait être le plan de l’ouvrage ; enfin, je lui demandai d’excuser mon outrecuidance, en le priant de n’y voir que de très bonnes intentions d’un ami. Je lui fournis force détails, lui indiquant même l’ordre dans lequel il pourrait les relater. J’étais sur le point de mettre mon élaboration sous enveloppe, lorsque je réfléchis que si aucun éditeur ne voulait publier ce livre suggéré par moi, je serais fort contrarié ; et je me déridai à garder ma lettre jusqu’à ce que j’aie l’acceptation d’un éditeur. Je serrai donc mon document dans mon bureau, et j’adressai un mot à mon éditeur lui demandant de m’indiquer un jour pour un rendez-vous d’affaires. Comme il était en